jeudi 1 octobre 2020

HOMELIE 27ème Dimanche Ordinaire A – “Les vignerons homicides" - Mt 21, 33-43 04.10.2020

 

HOMELIE 27ème  Dimanche Ordinaire  A – Mt 21, 33-43

04.10.2020

 

“Les vignerons homicides »

 

En ce Dimanche, il est encore question d’une vigne, ou plutôt, d’un propriétaire qui avait une vigne qu’il avait confié à des serviteurs vignerons.

Qu’est-ce qu’une vigne ?

Un petit arbuste qui donne du raisin ? On appelle cela un plant de vigne et en général, il n’est pas tout seul : il y en a des centaines pour que la récolte de raisin soit abondante. Alors la vigne désigne tout le terrain où se trouvent ces plants de vigne. Dans le midi de la France, la Drôme, le Gard, mais aussi l’Hérault et le Bordelais et le Beaujolais et le Pays Nantais etc…, il y a des vignes à perte de vue.

Quel est le produit la vigne ? Le raisin… à déguster ou pour faire un jus et ce jus, travaillé, peut devenir du vin.

         Quelque fois, on trouve une vigne qui est devenue tellement grande qu’elle fait comme un toit au-dessus d’une terrasse et abrite du soleil quand on a envie de déjeuner dehors ou de se retrouver avec des amis.

         Au Pays de Jésus, une vigne est très précieuse et on en prend grand soin. Alors la Bible compare souvent le peuple de Dieu à la vigne pour bien faire comprendre à quel point nous sommes précieux aux yeux de Dieu (Ps 79). Dieu est comme cet ami dont parle le prophète Isaïe (Is 5,1-7), des siècles avant Jésus-Christ qui fait tout ce qu’on peut faire de mieux pour sa vigne. Retourner la terre, enlever les pierres, mettre des plants sélectionnés ; puis construire une tour de garde pour qu’on ne vienne pas voler ses fruits ; enfin, bâtir un pressoir pour recueillir le jus et en faire du bon vin.

         Dans la parabole de Jésus, quelle est cette vigne et qui sont ces vignerons ? Une lecture rapide et superficielle de cet Évangile pourrait nous faire penser que Dieu, le propriétaire de la vigne, en colère contre ces vignerons qui ont tué son propre Fils, enlèverait le Royaume de Dieu au peuple élu, le peuple juif, pour le donner aux païens et nous serions aujourd’hui ces païens. En réalité,  Dieu, qui est fidèle à ses promesses et ne revient jamais sur les dons qu’Il fait, garde son peuple choisi (Rm 11,1) ; mais Il lui a adjoint les nations païennes.

Par ailleurs,  la violence du châtiment qui clôt la parabole pourrait nous scandaliser. Mais Jésus n’a aucune intention de punir. Il le montre en suscitant une réponse chez ceux qui l’écoutent et Il pose la question : « Quand le maître viendra, que pensez-vous qu’il fera à ces vignerons ? » Ce sont ses interlocuteurs qui donnent le verdict : Jésus n’en reprend que la seconde partie : « Le Royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire du fruit ».

Ceux qui sont en cause dans cette parabole, ce sont les pasteurs, « les chefs des prêtres et des pharisiens » qui feront mettre à mort Jésus, croyant s’en  débarrasser ! Mais n’est-il pas cette pierre rejetée par les bâtisseurs devenue « pierre angulaire » (Ps 117,22) pour les païens comme pour les juifs ? C’est sur Lui que tout homme est invité à bâtir son existence.

 

Dieu notre Père compte donc sur nous, ouvriers de sa vigne, pour que nous lui fassions produire du fruit, c'est-à-dire que nous rendions le monde meilleur autour de nous. Le pape François; en la fête de St François d'Assise, publie aujourd'hui une Encyclique allant dans ce sens: L’Encyclique « Fratelli tutti » : « La fraternité, c’est avoir une attention à l’autre qui n’est pas moi  ».

Quelle déception si nous ne les écoutons pas ! Si nous ne donnons rien, si nous vivons en égoïstes, uniquement pour nous-mêmes… Çà, Il ne s’y fait pas, Il ne s’y fera jamais et Il cherchera à confier sa vigne à des gens qui lui feront donner du fruit, c'est-à-dire, qui feront sa volonté qui est bonne pour tous.

         Enfin, Il demande que nous ne nous comportions pas en propriétaire, comme ces vignerons qui voyant venir l’héritier se sont dit qu’ils pourraient devenir propriétaires de la vigne, ne plus avoir de maître et faire, en toute liberté, ce qu’ils veulent de leur bien, même s’il ne porte pas de fruit ! Ce serait vouloir  un monde sans Dieu, comme c’est le cas aujourd’hui pour beaucoup de nos contemporains.

          

AMEN !

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