vendredi 3 mars 2017

HOMELIE 1er DIMANCHE CAREME– A – Tentations du Christ - Mt 4,1-11 5 Mars 2017



HOMELIE 1er  DIMANCHE CAREME– A – Mt 4,1-11
5 Mars 2017

         En ce 1er Dimanche de Carême, alors que nous sommes invités à monter vers Pâques, l’Eglise propose à notre méditation les tentations du Christ. Elles sont présentées par St Matthieu juste à la suite de son Baptême dans le Jourdain. Il vient de recevoir l’Esprit qui le conduit au désert.
                   Comme les hébreux dans le désert, Jésus a faim : Comment réagit-il ? Il se réfère à la Parole de Dieu, celle précisément qui donne le sens de l’épreuve que les hébreux traversent. : Dt 8, 3 “ Il t'a humilié, [mot à mot : “t’a rendu pauvre],  il t'a fait sentir la faim, il t'a donné à manger la manne que ni toi ni tes pères n'aviez connue, pour te montrer que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais que l'homme vit de tout ce qui sort de la bouche de Yahvé”.   
         Nos contemporains, comme nous-mêmes, sommes exposés à cette tentation de ne rechercher que les nourritures terrestres. Certains le sont en raison de leur précarité, au point que cette préoccupation les obsède dès le matin ; d’autres plus aisés, sont avides de confort et de moyens de plus en plus grands ou sophistiqués, jamais satisfaits, tant est vaste dans nos pays riches, le champ des biens proposés et accessibles. Jésus nous sauve d’un horizon bouché sur l’ “avoir”. Jésus nous rappelle que nous sommes appelés à “être”, pour nous donner et accueillir ; et pour “être”, il faut se nourrir de Celui qui EST par excellence et qui s’est fait Pain de la Parole et Pain de vie, qui nous sont offerts aux deux tables de l’Eucharistie. N’est-ce pas ce que Jésus Lui-même nous a appris à demander, dans le Notre Père, le pain “supersubstanciel”, l’Eucharistie, indiquera Tertullien, théologien en l’an 200 dans son traité sur la prière, ch. 6. ainsi que St Cyprien et Origène au IIIème siècle et récemment Benoît XVI dans son livre sur "Jésus de Nazareth" (Tome 1 p.178).
A la deuxième tentation, le tentateur pousse Jésus à provoquer Dieu: il s’agit bien alors de la tenter Dieu. C’est courant dans la Bible : tenter Dieu, c’est le mettre au défi d’intervenir pour qu’Il prouve son existence. C’est ce qu’ont fait les hébreux dans le désert. Le lieu par excellence de cette tentation est Massa, où le peuple meurt de soif et se rebelle ;  pourtant Dieu leur avait fait passer la Mer Rouge, avait adouci l’eau à Mara, leur avait donné les cailles puis la manne : Ex 17, 7 :  « [Moïse] donna à ce lieu le nom de Massa [ en araméen, tentation, épreuve ] et Meriba,  parce que les enfants d'Israël avaient contesté, et parce qu'ils avaient tenté Yahvé, en disant: Yahvé est-il au milieu de nous, oui ou non ? ».
         Tenter Dieu peut se faire de deux façons. Ou bien on Lui désobéit pour tester sa patience, ou bien on le met en demeure d’exercer sa puissance dans un but intéressé. Mais plus cachée est l’attitude de beaucoup de nos contemporains qui mettent en doute l’existence de Dieu face aux malheurs partout présents sur notre planète (morts prématurées, cataclysmes, guerres, souffrances des innocents…). Ne nous arrive-t-il pas quand les choses ne vont pas comme nous le souhaiterions et qu’une épreuve sérieuse se présente, d’en vouloir à Dieu ? Jésus pose un interdit absolu face à Dieu, que nous connaissons si mal et “ dont les pensées ne sont pas nos pensées, et les chemins ne sont pas nos chemins” Is 55, 8. Jésus Lui-même ne nous a-t-Il pas appris à demander dans le Notre Père: « Ne nous laisse pas te provoquer », que nous prions malheureusement avec une traduction très contestable : « Ne nous soumets pas à la tentation » puisque Dieu ne tente jamais personne, écrit saint Jacques dans sa lettre : Jc 1, 13.
                  Enfin, à la troisième tentation, le tentateur propose à Jésus de l’adorer, en contrepartie d’un pouvoir tout puissant sur le monde (qu’il n’a d’ailleurs pas, mais il est menteur et père du mensonge, dira Jésus : Jn 8,44). Qu’est-ce qu’adorer, sinon reconnaître de façon absolue quelqu’un et se soumettre à lui. Les hébreux ont connu, eux aussi, cette tentation au désert. Tandis que Moïse, qui est monté sur le Sinaï pour recevoir les 10 commandements, tarde à revenir, le peuple demande à Aaron de lui faire un dieu et il façonne un veau d’or (cf. Ex 32, 1-4). Et pourtant Dieu leur avait dit : Ex 20, 1 “Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face.” ». Quels sont nos petits ou grands dieux ? Quelles sont nos idoles ? Choses ou personnes, d’ailleurs, pour lesquelles nous sommes prêts à sacrifier beaucoup ? Sont-elles compatibles avec un véritable amour de Dieu qui est premier ? Que fait Jésus ?  v. 10 : «  Jésus lui dit: Retire-toi, Satan! Car il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.  Il se réfère aux paroles du Deutéronome : Dt 10, 20.
         De fait, s’Il nous demande d’adorer Dieu seul, c’est que Dieu seul est adorable, parce qu’Il n’est qu’Amour et que  seul le véritable amour renonce à toute forme de domination ou de demande de soumission qui aliénerait l’adorateur ; mais tout au contraire, il recherche son bien. Jésus chasse Satan [en hébreu : “adversaire, ennemi”]. Ne nous a-t-Il pas appris à demander dans le Notre Père à prier Dieu qu’Il nous délivre du Malin, du Satan ? Ainsi le Fils de Dieu, véritable Israël tenté dans le désert, nous enseigne comment combattre le prince de ce monde en restant près de Dieu, armé de sa Parole.
Bon Carême en préparation à Pâques, libérés par le Christ !
AMEN

jeudi 23 février 2017

HOMELIE 8ème Dimanche Ordinaire A. "A chaque jour suffit sa peine"Mt 6, 24-34 26 Février 2017



HOMELIE  8ème Dimanche Ordinaire A. Mt 6, 24-34
26 Février 2017

L’enseignement de Jésus, dans son discours sur la montagne, avait commencé par les Béatitudes indiquant le chemin pour être heureux. Sur ce chemin, une fausse proposition de bonheur se présente à tous : l’argent ! Non pas l’argent-monnaie qui facilite nos échanges, mais l’argent que l’on prend comme un absolu, un but en soi, une idole, parce qu’il nous fait accéder aux biens matériels, aux services, aux plaisirs et à toute forme de puissance : on le voit bien dans l’actualité quotidienne que ce soit dans notre pays ou dans le monde entier. L’argent, dans ce texte d’Evangile, se dit “Mamon” Mamwna, dont la racine est “Aman”, qui a donné également “Amen” : je crois, j’adhère. Mais Jésus le qualifie de “trompeur” car il donne une fausse sécurité (Lc 16,9).
Notre bonheur consiste donc à choisir, non pas ce maître trompeur, mais le seul vrai maître sur lequel nous pouvons compter, Dieu : “Lui seul est mon rocher…Comptez sur Lui en tout temps” Psaume 61 (62) que nous venons d’entendre.

Cependant, il ne faudrait pas tomber dans une attitude de démission, d’abandon tel en Dieu dont  nous attendrions d’avoir ce qu’il nous faut pour vivre de Lui seul et faire comme les petits oiseaux ou les lis des champs : contresens funeste ! En effet, il ne faut pas lire les paroles de Jésus comme une allégorie dans laquelle nous remplaçons les héros du récit par nous-mêmes. Autrement dit, les oiseaux, ce seraient nous ; les lis des champs, ce seraient nous et nous n’aurions rien d’autre à faire que picorer la vie comme les oiseaux du ciel ou nous laisser nonchalamment dorer par le soleil comme les lis des champs. Cà planerait beaucoup !
Non, les paroles de Jésus ne fonctionnent pas comme une allégorie, mais comme une comparaison, comme une métaphore qui nous dit ceci : quand l’oiseau fait son activité d’oiseau, il vit très bien. Quand le lis suit sa nature de lis, il vit très bien ; et quand l’homme fait son métier d’homme, il vit très bien aussi. Et le métier d’homme consiste, justement à accomplir durant sa vie tout ce qu’il est capable de faire. Qu’on soit riche ou pauvre, le danger est toujours de se laisser accaparer par l’avoir, et d’en avoir toujours plus. Trois fois dans ce passage d’Evangile, nous trouvons l’expression : “Ne vous faites pas tant de souci !”, ne vous inquiétez pas, ne vous préoccupez pas…Certes Jésus n’appelle pas à l’insouciance, pas plus qu’à l’oisiveté, mais Il appelle à la confiance « dans le Père céleste qui sait ce dont nous avons besoin ». St Pierre nous invite dans sa première lettre ainsi : « Déchargez-vous sur Dieu de tous vos soucis, car Il prend soin de vous » (1 P 5,7) et Isaïe dans la lecture d’aujourd’hui invitait Jérusalem éprouvée à ne pas croire que Dieu l’avait abandonnée : « Même si une femme pouvait oublier son petit enfant, moi je ne t’oublierai pas ».

Et pour finir, Jésus nous invite à « chercher d’abord le Royaume de Dieu et Sa justice », c'est-à-dire à être “ajustés” à sa volonté, à correspondre à ce que Dieu attend de nous et qu’Il nous fait comprendre au jour le jour. Ainsi, Il nous libère de toutes nos préoccupations, voire nos angoisses, car Il nous demande de les Lui remettre.

Ces paroles de Jésus n’arrivent-elles pas à point en cette période où l’on se pose beaucoup de questions, non seulement sur l’avenir du monde mais sur celui de notre société française : que cherchons-nous ? Quel sens donner à nos activités, nos choix de vie ?  Présentons-Lui, dans une prière confiante, nos activités, nos projets, nos examens, nos orientations, notre vie professionnelle et aussi l’avenir de notre société, du monde et de l’Eglise.
AMEN !                                                                       

jeudi 16 février 2017

HOMELIE 7ème Dimanche Ordinaire A. "Si on te frappe sur la joue droite.." Mt 5, 38-48 - 19 Février 2017 -



HOMELIE  7ème Dimanche Ordinaire A. 19 Février 2017

- Mt 5, 38-48 

"Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu'un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l'autre” Mt 5, 39
         Merveilleux Evangile qui porte au sommet la grandeur de l’amour tel que Jésus Lui-Même l’a montré jusque dans sa Passion.
Mais Dieu qu’il est exigent ! Et combien se sont heurtés à ces paroles, les poussant à renoncer à suivre Jésus, au moins dans de telles situations. Ainsi, lorsque j’étais curé à St Quentin-les-Sources, une maman au cours d’une réunion de parents d’enfants au catéchisme, dont le thème de la leçon était : “Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés”, eut cette réaction : « Si vous enseignez cela à mon gamin, je le retire du catéchisme ».
Au fond de moi-même, je rejoignais cette “rébellion”, car ce que demandait Jésus relevait de l’héroïsme avec une pointe de soumission, voire de lâcheté, que la maman avait exprimé, comme pour s’excuser : “Je ne veux pas que mon fils devienne une carpette !”
                   Je connaissais les interprétations qu’en donnaient les grands spirituels, voulant exprimer à quel degré d’amour le disciple du Christ devait s’élever (ou s’abaisser ?) pour faire comprendre à son agresseur qu’il n’avait aucune haine envers lui, mais seulement de l’amour, qui excluait toute forme de violence ; je connaissais le style imagé, oriental de Jésus, qu’il ne faut pas prendre au pied de la lettre ; je connaissais le commentaire des exégètes qui disaient que lorsque quelqu’un prononçait un blasphème, il était giflé sur la joue droite : il fallait donc que les premiers chrétiens, qui proclamaient que Jésus était Dieu, s’attendent à être giflé ainsi et même, qu’ils maintiennent leur affirmation en tendant l’autre joue… Ou même, l’interprétation cocasse d’Origène, Père de l’Eglise, qui observait finement que pour frapper quelqu’un sur la joue droite, il fallait être gaucher, et donc qu’il n’y avait pas beaucoup de chance que l’on puisse mettre la parole à exécution ! Mais comment expliquer tout cela à cette maman ?
                   Je lui répondis ainsi : « Lorsque Jésus demande quelque chose à ses disciples, il est en général le premier à le faire. Aimez vos ennemis : c’est ce qu’Il fait envers ses bourreaux. Par contre, lors de sa Passion, lorsque le serviteur du grand prêtre le gifle en lui disant :
“ Est-ce ainsi que tu réponds au souverain prêtre?”  Que fait alors Jésus ? Présente-t-Il l’autre joue ? Non ! Mais Il s’adresse à lui répond : “Si j'ai mal parlé, fais voir ce que j'ai dit de mal; et si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu? ” Jn 18, 22-23.
                   Je crois que vous pouvez laisser votre enfant au catéchisme, mais en lui apprenant à prendre de la distance face à son agresseur (très dur ! je le sais) et en essayant d’aimer comme le Christ qui a aimé ce serviteur. Comment ? Il a mis son agresseur en responsabilité : lui qui s’est laissé emporter par un zèle mal placé, plein de haine et qui l’avilit : « Justifie ton geste » semble lui dire Jésus ! « Sois responsable et tu éviteras de te mettre dans cet état-là” ».
Marie Balmary,  dans son livre “Le sacrifice interdit” (Edition Grasset), aborde ce texte, pp.186-187. Elle le reprend dans un dernier livre sorti l’année dernière, intitulé « Ouvrir le livre » p.63 en traduisant mot à mot : « Mais si quelqu’un te donne un coup sur la mâchoire droite, tourne à lui aussi autre » Cette psychanalyste qui connaît également l’hébreu et le grec révèle le non-respect de la traduction du terme “autre” qui est utilisé dans le texte grec. En effet, le grec dispose de deux termes pour exprimer autre : “L’un, l’autre” dans une relation duelle, par exemple : “Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l'un, et aimera l'autre (étéron) ou il s'attachera à l'un, et méprisera l'autre (étérou) Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon”. Mt 6, 24. C’est ce que nous devrions avoir ici : la mâchoire droite, l’autre : "étéren". Or nous avons  allen, qui est l’autre terme pour dire autre, mais au sens de différent.
La parole de Jésus devient alors une invitation à "présenter à l’agresseur autre chose”, le but étant de le faire sortir de sa violence en le “responsabilisant”. N’est-ce pas exactement ce qu’a fait Jésus envers le serviteur du grand prêtre ?
Cette interprétation n’exclut pas les autres plus traditionnelles, exégétiques ou mystiques, qui partent de points de vue différents et qui peuvent enrichir, à leur façon, notre accueil de la Parole de Dieu. Mais je pense qu’il est bon de proposer aussi celle-ci, qui a le mérite de respecter l’ensemble des Evangiles en se fixant sur son modèle, Jésus-Christ, et en évitant les fausses pistes du jeu pervers de la violence : Jésus, qui est le “Chemin et la Vérité et la Vie”, enseigne une autre voie qui fait grandir parce qu’elle appelle à la responsabilité.
L’Evangile ne s’achève-t-il pas ce jour sur une autre belle invitation de Jésus : « Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait » Rien que ça !  Mais le mot parfait s’écrit :  Teleios, « accomplis » Quelle confiance Jésus met en nous ! 
AMEN !                                                                       

samedi 11 février 2017

HOMELIE 6ème Dimanche Ordinaire A « Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir »- Mt 5, 17-37 12 Février 2017



HOMELIE  6ème Dimanche Ordinaire A - Mt 5, 17-37
12 Février 2017

« Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir »

Avec l’Evangile d’aujourd’hui, nous sommes au début du "discours sur la montagne" qui fait suite aux Béatitudes et à la déclaration du Christ : « Vous êtes le sel de la terre…vous êtes la lumière du monde ». L’évangéliste Matthieu présente Jésus comme le nouveau Moïse qui a gravi la montagne suivi par la foule et s’est assis pour enseigner ses disciples. Il veut les dissuader qu’ils le prennent pour un nouveau prophète qui enseignerait une voie autre que celle de la Loi (la Torah) pour aller vers Dieu.
« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir mais accomplir ». Abolir : détruire, renverser ou dissoudre ; accomplir : emplir à ras bord, parachever. Jésus ne peut détruire la parole de Dieu son Père, qui a valeur d’éternité puisqu’Il ne revient jamais sur sa parole. Jésus vient "accomplir", c’est-à-dire mener à son terme cette parole, la parfaire pour qu’elle se réalise pleinement. Il respecte la façon dont son Père a choisi de se révéler à son peuple petit à petit, progressivement, afin de le conduire à la pleine révélation de l’amour qu’Il nous porte et veut que nous partagions entre nous.
 Ainsi la Loi donnée à Moïse est faite de prescriptions nécessaires pour un vivre ensemble élémentaire : ne pas tuer, ne pas convoiter, ne pas tromper…Les Prophètes et les Sages ont fait progresser ces recommandations, mais Jésus va les affiner encore pour atteindre l’intelligence et le cœur en profondeur. Cette progression pourrait se présenter ainsi :
1er niveau : tu ne tueras pas.
2ème niveau : tu t’interdiras la colère, les injures, les propos qui blessent et qui peuvent même tuer psychologiquement ou socialement.
Ou encore :
1er niveau : tu ne commettras pas d’adultère
2ème niveau : tu t’interdiras même de regarder une femme avec convoitise, car elle devient pour toi un objet. Renonce à la regarder (arrache ton œil) ; essaye de ne pas y penser : que ton œil soit pur et ne te fasse pas chuter.

Et encore :
1er niveau : ne manques pas à tes serments…
2ème niveau : n’en fais pas du tout

Que ce qui sort de ta bouche soit vrai : "oui", si c’est "oui" ; "non", si c’est "non".

         Avancer toujours plus loin sur le chemin de l’amour vrai, telle est la vraie sagesse qui va à l’encontre de la sagesse de ce monde dont St Paul dit qu’elle promeut d’autres valeurs, celles que la triste réalité des informations d’aujourd’hui nous présente : réussite à tout prix, passage en force qui fait appel à la violence, mensonges publics qui cachent la vérité, dénigrement, mépris des petits : la liste serait longue.

         Jésus tout au long de son ministère n’aura de cesse de nous guider sur le chemin de la vie fraternelle. Ne nous invite-t-il pas à devenir ce que nous sommes : enfants de Dieu et frères et sœurs les uns des autres. Ça commence par l’observance de la Loi de Moïse ; ça s’accomplit dans l’écoute et la mise en pratique des préceptes de Jésus.
         Là encore, car cela demande beaucoup d’effort et de discernement, c’est avec l’aide de l’Esprit Saint qu’il faut avancer, « lui qui scrute le fond de toutes choses, même les profondeurs de Dieu. » 1 Co 2,10

         Tous ensemble, accueillons-le et prions-le.
        

AMEN !