vendredi 24 juillet 2026

HOMÉLIE du 17° Dimanche Ordinaire A – "Paraboles du trésor et de la perle, à propos du Royaume des cieux".Mt 13,44-46 - 26 Juillet 2026-

 

HOMÉLIE du 17° Dimanche Ordinaire A – Mt 13,44-46

 26 Juillet 2026

 

Paraboles du trésor et de la perle, à propos du Royaume des cieux.

 

En trois paraboles, Jésus nous présente des aspects du  Royaume des cieux, qui peuvent nous effrayer par leur caractère radical et nous poser la question: sommes-nous prêts à tout engager pour l’acquisition du Royaume des cieux ? D’autant plus que d’autres paraboles nous ont appris qu’il était un don.

Rappelons tout d’abord qu’une parabole est un récit qui exprime une vérité profonde mais prend des libertés quant à la réalité du récit, (un peu comme les fables de La Fontaine). 

         Que veut nous faire comprendre Jésus ?

         Tout d’abord, avec les deux petites paraboles, Jésus veut nous faire découvrir un Royaume des cieux qui en vaut tellement la peine qu’on ne craint pas de tout perdre, de tout laisser, de tout quitter. Il est infiniment précieux : c’est la vie avec Dieu ici et maintenant. Il demande un choix exclusif. Nous prend alors le vertige de l’impossible : comment pourrions-nous, comment oserions-nous ?... Voici ce qu’écrit à ce propos une diaconesse de Reuilly, religieuse protestante : « Autant que la radicalité des grands élans importe le pas à pas au quotidien, l’orientation du cœur chaque matin renouvelée, chaque soir réajustée ».

Cette exclusivité, en effet, ne nous absorbe pas, ne nous anéantit pas, ne chasse pas notre humanité, mais nous pénètre et nous transforme. Ainsi, tout ce qui fait notre vie est appelé à s’articuler, s’ordonner à la vie de Dieu. C’est pourquoi, il y a de la joie, car l’homme de la parabole du trésor ou de la perle, en fin de compte, ne se dépouille pas, ne se sacrifie pas. Bien au contraire, il est comblé car il a enfin trouvé ce qu’il cherchait depuis longtemps, le bien incomparable.

La troisième parabole précise ce qu’entraine le choix de devenir disciple du Christ-Jésus qui nous invite à recevoir le don de ce Royaume. À la fois exaltant et exigeant, ce Royaume est présent dans la réalité d’un monde mêlé où le bien et le mal se côtoient, où bon grain et ivraie croissent ensemble jusqu’à la fin des temps.

La première lecture de ce dimanche nous invite à une même démarche : prendre en compte la réalité de ce monde dans lequel nous vivons et discerner ce qui entrave la croissance de ce Royaume : l’injustice, la violence, l’opposition entre le neuf et l’ancien, la tradition, bref tout ce qui divise.

Salomon ne cherche pas la richesse ou la gloire, mais que Dieu le « rende capable de bien remplir la mission qu’Il lui a confiée ». Il lui faut donc « un cœur qui est attentif pour gouverner son peuple et discerner le bien et le mal »

La lecture de l’épître aux Romains de Paul rappelle que Dieu veut pour nous le meilleur, c’est-à-dire la vie de Son Royaume ; Il a même pour nous le désir de « nous configurer à l’image de son Fils bien-aimé » (Rm 8,29).

Pour terminer, je vous propose d’avancer un peu plus dans la compréhension de ce Royaume des cieux, qui n’est pas un espace, un territoire, mais quelqu’un. En Mt 19,29, Jésus annonce que ceux qui auront tout quitté "à cause de son nom", c’est-à-dire à cause de Lui, recevront plusieurs fois plus et en héritage une vie éternelle. (// En Mc 10 29 et Lc 18 29-30). Le Royaume des cieux ne serait-il pas tout simplement le Christ Lui-même ?

En participant à l’Eucharistie, nous venons chercher Celui qui va nous transformer par Sa Parole et Sa Présence et nous faire entrer petit à petit dans Sa Vie et  nous découvrons alors ce merveilleux cadeau que Dieu nous fait puisqu’Il nous fait vivre en Lui, par Jésus : voilà notre trésor, voilà notre perle fine.  

AMEN !