vendredi 12 octobre 2012

HOMELIE 28ème Dimanche Ordinaire B. L’Homme riche - Mc 10, 17-30 14.10.2012


HOMELIE 28ème Dimanche Ordinaire B. Mc 10, 17-30
14.10.2012

L’Homme riche

Voici donc la célèbre rencontre de Jésus avec un homme, jeune chez St Matthieu, notable chez St Luc, les trois évangélistes s’accordant pour remarquer qu’il était riche. A la question qui semble essentielle à ses yeux : « Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus, en bon rabbin, comme dimanche dernier, répond par une autre question : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? » Déroutant, n’est-ce pas ; d’autant plus déroutant que nous savons qu’Il est Dieu et qu’Il semblerait faire comprendre qu’il n’y a qu’un seul Dieu, et que celui-la seul est bon. Ceux qui refusent de reconnaître la divinité de Jésus utilisent ce passage comme preuve donnée par Jésus Lui-même. Eh bien précisément, Jésus nous révèle quelle est la nature du vrai Dieu : non pas Celui de nos rêves et de nos imaginations venant combler tous nos désirs ou nos frustrations, mais Celui qui s’est voulu tellement aimant, proche et respectueux de la liberté de sa créature, l’homme, qu’Il renonce à sa toute-puissance pour ne lui proposer que son amour humble, qui accepte même le refus à son appel et n’en demeure pas moins aimant. Ce faisant, dans ce même passage de l’Evangile, Jésus ne nous révèle-t-il pas son amour infiniment puissant : « Tout est possible à Dieu »
         A aucun moment Il ne se comporte comme un gourou. En Lui, aucun désir de possession, et c’est pourquoi, il répond quand même à son interlocuteur en le renvoyant au Décalogue (les dix Paroles) qu’il connaît bien, en les limitant d’ailleurs à ce que l’on pourrait qualifier de « loi naturelle ». [Marc ajoute même un commandement qui n’est pas dans le Décalogue mais qui résume ceux énumérés: « Ne fais de tort à personne ». Bien utile !]
         L’homme riche déclare les observer tous depuis sa jeunesse, sa Bar Mitsva, l’âge où il est devenu « fils d’Israël ».
         Alors « Jésus, après avoir posé son regard sur lui, l’aima » Etonnant ! Comme s’il ne l’aimait pas avant ! Voilà bien la manière de faire du Dieu Vivant qui attend notre bonne volonté et notre détermination ; partant d’elle, Il révèle ce qui manque pour accomplir en nous la plénitude de sa présence. Il manifeste un amour plus personnel. « Une seule chose te manque… » Que lui manque-t-il ? « Va ! » (Ne reste pas dans l’état où tu es…) ; « Vends ce que tu as… » (Dépossède-toi de ce que tu as : en fait, tu crois posséder toutes tes richesses, mais n’oublie pas qu’elles sont à Dieu et que tu n’en es que le gérant. Alors, imite ton Dieu : il s’est dépossédé de sa toute puissance : tu viens d’en avoir un modèle sous tes yeux en la personne de Jésus…). « Donne-le aux pauvres… » Puisque tu en as été le bon gérant, puisque tu es riche, fais-en profiter les pauvres : tu donneras un plus grand sens à ta gérance et tu seras déjà en communion avec le ciel, c'est-à-dire Dieu Lui-même… : « Puis viens, suis-moi ! » Suprême invitation à entrer dans la démarche et l’intimité non pas d’un gourou mais d’un Sauveur, Dieu, qui s’est fait notre frère et nous apprend à l’être avec tous.

         Que retenir de tout cela ?

  1. Cette belle affirmation du Père Varillon : « Dieu n’est tout-puissant que de la toute-puissance de l’amour ! ».

  1. Que toute relation aux autres doit être chaste, c'est-à-dire emprunte d’un infini respect pour ce qu’il est, ses projets, ses choix, et en particulier lorsque nous sommes en responsabilité dans une relation, notamment conjugale, parentale, éducative ou comme témoin du Christ, de son Evangile et de son Eglise.

  1. Que dans le rapport à nos biens et richesses de tous ordres, nous avons à nous situer en gérant et non en propriétaire. Cela a des répercussions en matière de partage avec de plus pauvres, en matière d’écologie, en matière d’équilibre de vie : nous voulons tellement tout faire, tout voir…


Mais ce que vous proposez est impossible !

« Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu » J’ajoute : « Parce qu’Il nous aime qu’Il ne veut rien faire sans nous et… que nous voulons l’aimer »

        
AMEN !

vendredi 5 octobre 2012

HOMELIE 27ème Dimanche ordinaire B. 7 Octobre 2012. Mc 10, 2-10


HOMELIE 27ème Dimanche ordinaire B.
7 Octobre 2012. Mc 10, 2-10

« Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »

Question délicate que l’on pose encore bien souvent à l’Eglise catholique sous la forme suivante : « Pourquoi l’Eglise ne reconnaît-elle pas le divorce ? ». Il faut, comme le demande Jésus dans le même passage d’Evangile, accueillir les paroles du Royaume de Dieu avec un cœur d’enfant, confiant dans l’immense miséricorde divine.
En bon rabbin, Jésus répond à la question par une autre question : « Que vous a prescrit Moïse ? » Ils le savent bien : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation » ainsi les deux seraient déliés de leur engagement matrimonial et pourraient se remarier. Mais Jésus commente aussitôt : « C’est en raison de l’endurcissement de votre cœur… ».
Jésus donne la raison de cette loi, mais il entraîne vers une autre manière de voir les choses. «[En hébreu, Bereshit, de Rosh, la tête] Au commencement…à l’origine…en tête…dans la pensée, l’intention de Dieu…qu’y avait-il ? » Il y avait l’homme et la femme, créés à son image et ressemblance, capables, par l’amour qui les unit, de révéler l’amour invisible mais pourtant bien réel de Dieu. Ils recevaient la vocation de manifester l’amour de Dieu qui donne et qui accueille sans cesse. Etre un.
Certes, Jésus sait bien que ce n’est pas toujours facile de répondre à cet appel et que chacun en amour peut à certains moments vivre un sentiment de frustration, d’échec. Mais n’y a-t-il pas bien des domaines, autres que la vie conjugale, où les échecs à vivre l’Evangile peuvent se produire ? Quand il s’agit de pardonner, de partager, de refuser tout mensonge, toute combine, toute forme de violence en paroles ou en actes, etc… Cela ne remets  pas en cause les intentions de Dieu : son appel à la sainteté en vivant l’Evangile et en particulier, en faisant grandir un amour conjugal qui doit s’épanouir dans la durée et l’engagement pour la vie est toujours là : Il nous fait confiance. A nous de vivre avec Lui.
Ce faisant, pour aider à mieux comprendre ce qu’est l’amour conjugal, Jésus ajoute une parole qui au premier abord peut paraître tranchante et définitive : « Donc, ce que Dieu a uni, l’homme ne le sépare pas ! » En fait, bien traduite, cette parole peut considérablement éclairer l’engagement qu’Il demande. Il est écrit dans le texte original grec, mot à mot : « Ce que Dieu a mis sous le même joug ». Le mot utilisé par l’Evangéliste Marc (comme Matthieu d’ailleurs) est unique dans tous les Evangiles. C’est donc qu’il n’a pas été choisi au hasard. Le Joug : Çà évoque plutôt pour nous quelque chose de pénible : un vainqueur qui soumet, écrase, tyrannise un vaincu. Mais le sens premier de ce mot est tout autre : joug : “pièce de bois servant à atteler une paire d’animaux de trait” écrit l’encyclopédie de Larousse.
                   Joug vient du grec : Zugon, zugon, et a pour racine Indo-Européenne “yug”  qui signifie “atteler” (il est de la même famille que yoga, qui en sanscrit signifie : “connexion”, principe philosophique et méthode pour réaliser l’unité entre le physique et le mental, l’esprit). En latin, joug se dit « jugum » : il a donné « conjugum » (“avec le même joug”) et en français « conjugal ».
                   Cette petite remarque étymologique nous oriente vers une dynamique d’unité non pas de  fusion mais de communion. Ainsi Jésus invite le couple à s’aimer d’un amour de communion. Il ne veut pas que l’un disparaisse au profit de l’autre, ou que s’établisse entre eux une relation de  “dominant/dominé”, ou encore que l’un et l’autre soient réduits à l’inconsistance. Ces situations sont à l’origine de bien des disfonctionnements, des souffrances, qui aboutissent à des séparations. Au contraire, Jésus invite les conjoints à se donner et s’accueillir, chacun eux-mêmes, bien vivants, se complétant, faisant naître l'autre à une vie sans cesse nouvelle et faisant naître la vie par la venue des enfants, fruits de leur amour généreux, lorsque cela est possible.

                    La première lecture du livre de la Genèse montre Dieu cherchant à l’homme « une aide qui lui correspondra » : mot à mot, écrit en hébreu cette fois-ci, deux traductions sont possibles: Il chercha un  «vis-à-vis » [on ne se découvre et grandit  que grâce aux autres] ou un « côte à côte » [on a besoin d’aide, de soutien et de compagnonnage], les deux aspects favorisant l’épanouissement et le bonheur de l’autre conjoint. Cela ne va pas, bien sûr, sans tensions ou ajustements, mais un peu comme une paire de bœufs sous le même joug, “conjuguant” leurs forces et leurs sens pour tirer des charges inimaginables. « Dieu donne aux époux cette capacité de l’impossible, d’aimer comme Dieu et d’aimer de l’amour même de Dieu » (P. Sébastien CHAUCHAT). C’est dire que le Seigneur est avec les époux pour qu’ils réussissent leur amour : n’est-ce pas cela le sacrement du mariage ?
                  
AMEN !

dimanche 30 septembre 2012

HOMELIE 26ème Dimanche du Temps Ordinaire B. 30 Septembre 2012 – Mc 9, 38-43.45.47-48


HOMELIE 26ème Dimanche du Temps Ordinaire B.
30 Septembre 2012 – Mc 9, 38-43.45.47-48

“ Si ta main t’entraîne au péché, coupe-la… ”

Vraiment très dure cette parole de Jésus et les suivantes ! Bien évidemment, en aucun cas et pour aucune raison, Jésus nous demande de nous mutiler. Alors, comment comprendre ces paroles ? L’Orient utilise volontiers un langage imagé : en hébreu, le mot “plage” se dit : “Les lèvres de la mer”. En français aussi, nous avons bien des expressions que nous ne prenons pas heureusement au pied de la lettre : rien qu’avec le mot “porte” vous pouvez vous amuser à relever toutes les expressions imagées  qui le contient : “Prendre la porte” “Fermer sa porte à quelqu’un” “Toutes les portes lui sont ouvertes” “Frapper à la bonne porte” “Entrer par la grande ou la petite porte” “Mettre la clé sous la porte” …
La main désigne ce que l’on fait : tu risques de faire du mal, ne le fais pas ! Renonce radicalement à ce qui risque de te faire faire le mal. L’œil désigne ce que l’on regarde : tu risques de regarder des choses mauvaises, malsaines : bagarres, violence, pornographie… dont les images pollueront ton regard sur les personnes : alors coupe ta vue, détourne-toi, éteins ton ordinateur, ton poste…! Le pied désigne la marche qui nous conduit quelque part ou dans un groupe: en ce lieu ou dans ce groupe, tu risques de faire le mal, alors n’y va pas !
Jésus nous parle un peu comme un chirurgien qui sait très bien qu’il faut extirper d’un organe la tumeur qui le ronge. Alors, il nous aide à avoir le courage de le faire… avec Lui : c’est vraiment le bon médecin. Car le mal, au départ, a toujours quelque chose d'attrayant, qui nous fascine et contre lequel il est très difficile de résister. C'est un peu comme une planche savonneuse.
         Mais revenons à la première lecture de ce Dimanche : Livre des Nombres ch.11, versets 25-29. Eldad (“Dieu a aimé”) et  Medad (“amour”) prophétisent dans le camp des hébreux, alors qu’ils auraient du se rendre avec les autres prophètes à la Tente de la Rencontre auprès de Moïse. Josué lui demande de les arrêter : et pourtant, ils comptaient bien parmi les 70 anciens qui avaient été choisis !

Que nous raconte le début de l’Evangile de ce jour ?
Jean, l’un des Douze, rapporte à Jésus qu’il a voulu empêcher quelqu’un de chasser les esprits mauvais au nom de Jésus, parce qu’il ne faisait pas partie de leur groupe.
Deux situations très voisines à quelques 1200 ans près.
Que lui répond Jésus : « Qui n’est pas contre nous est pour nous »
Et aujourd’hui ?
 Comme il est difficile de reconnaître que ceux qui ne pensent pas comme nous, qui ne font pas comme nous, qui ne participent pas aux mêmes activités que nous, et qui pourtant se réclament de Jésus Christ, puissent être cependant très proches et aller dans le même sens que nous ! Nous risquons de juger vite, de classer vite ceux qui ne sont pas du même bord, du même milieu, ceux qui ne sont pas de la même sensibilité liturgique ou plus encore de la même Eglise que nous. Et pourtant, beaucoup de ceux-là cherchent à mener une vie conforme à l’Evangile et à la fidélité au Christ, principalement dans le service de leurs proches qui en ont besoin.
“Ah ! Si le Seigneur pouvait mettre son Esprit sur eux, pour faire de tout son peuple un peuple de prophètes !” répond Moïse à Josué.
Que l’Esprit de Pentecôte reçu au Baptême, conforté à la Confirmation, prié tous les jours, nous rende attentifs, accueillants et bienveillants à tous ceux qui, proches ou lointains, se conduisent selon l’Evangile de Jésus Christ.
“Il y en a qui paraissent en dehors du bercail et qui sont au-dedans, disait St Augustin, et d’autres qui paraissent dedans et qui sont dehors”  
AMEN !

jeudi 20 septembre 2012

HOMELIE 25ème Dimanche ordinaire B. "Accueillir Dieu comme un enfant" Mc 9,30-37 23 Septembre 2012.


HOMELIE 25ème Dimanche ordinaire B. Mc 9,30-37
23 Septembre 2012. 

 "Accueillir Dieu comme un enfant"


Jésus, faisant une dernière halte dans la maison  à Capharnaüm, avant de monter vers Jérusalem, annonce une deuxième fois aux Apôtres sa passion, mais il n’a pas plus de succès que Dimanche dernier. C’est l’incompréhension la plus totale. Cette fois-ci, même Pierre n’ose plus rien dire. De nouveau,  pour se désigner lui-même, Jésus emploie le mystérieux titre de « Fils de l’homme ». C’est probablement une citation du prophète Daniel qui annonçait un « Fils d’homme » venant dans les nuées du ciel (Dn 7, 13). S’appuyant sur cette prophétie, les Juifs de l’époque de Jésus attendaient un Messie triomphant, venant établir sur terre le Royaume de Dieu. Les disciples de Jésus sont dans cette optique-là. Ils rêvent de grandeur et de premières places dans le Royaume à venir. Jésus les invite alors à exprimer le sujet de leurs échanges en chemin. Pris comme des gamins en faute, ils se taisent « car ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand »
         Jésus fait alors un geste parlant. Prenant un petit enfant (au-dessous de 7 ans, l’âge dit de raison), Il le place au centre du groupe des disciples grâce auxquels Il fondera Son Eglise. Il le prend dans ses bras comme on serre contre soi ce qu’on a de plus cher, et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom un petit enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille… » Ce geste a du étonner, et en tout premier lieu les Apôtres, tant à son époque, l’enfant ne comptait pour rien : il n’avait pas son mot à dire. (D’ailleurs notre mot « enfant » vient du latin « infans » signifiant “qui ne parle pas” traduisez : “qui n’a pas droit à la parole”!).
         Jésus ne choisit pas un enfant pour sa grâce, son sourire ou son innocence, mais pour sa vulnérabilité, sa faiblesse, sa dépendance totale aux autres. L’enfant est celui que l’on repousse souvent comme turbulent, imprévisible et fatiguant, dont on est parfois tenté de se débarrasser. C’est ce pauvre-là que Jésus montre aux disciples comme son préféré. Mais plus encore : il le présente comme un modèle pour nous ou au moins une référence : de quelle façon ?
D’abord, un petit enfant, naturellement, est capable de tout recevoir comme un don (sans en être toujours conscient) ; il n’a  donc pas de droits à faire valoir ou à défendre. Il se situe au niveau de l’amour spontané et non au niveau du droit. Il sait qu’il ne sait pas tout et il questionne parce que pour lui, beaucoup de choses sont nouvelles. Sommes-nous encore étonnés, voire émerveillés ? Avons-nous soif de connaître, de chercher à comprendre, de questionner, même la Parole de Dieu ?
Un enfant sait qu’il ne peut pas tout, alors après avoir essayé, il demande de l’aide en toute confiance, sûr d’être entendu. Savons-nous demander en osant comme un enfant ? Savons-nous prier, non pas d’une prière mauvaise comme le fait remarquer St Jacques dans la deuxième lecture de ce jour (Jc 4,3) « parce que nous demanderions “plus” pour satisfaire nos instincts » mais parce que nous pensons que c’est nécessaire et que le Père des cieux, qui veille sur nous à tout instant, nous exaucera encore mieux que ce que nous Lui aurons demandé.
Un enfant fait confiance et croit ce qu’on lui dit, ce qu’on lui montre. Faisons-nous confiance à ceux qui ont reçu mission de nous éclairer, de nous éduquer, de nous guider ? La Parole de Dieu, l’Eglise, ses serviteurs et ministres ? En gardant un esprit de discernement et de questionnement absolument nécessaire et responsable, mais en rejetant toute forme de soupçon qui altère ou détruit la confiance.
         Et si comme Jésus, nous mettions l’enfant au cœur  de notre Communauté ? C’est l’avenir du monde et de l’Eglise. Ne faut-il pas en prendre un soin tout particulier ? Se mettre à leur service, n’est-ce pas essentiel ?   Mais ce service n’est pas qu’une tâche indispensable à notre Communauté et à l’Eglise ; il est aussi un merveilleux chemin de transformation de nous-mêmes. Il développe en nous des qualités de cœur qui sommeillaient peut-être : la délicatesse, la bienveillance, l’écoute, l’attention, la compassion et la joie de compter pour quelqu’un, l’enfant ou le jeune. Il permet de créer un monde fraternel non fondé uniquement sur des règles et des droits, mais sur un “service d’amis”.
                AMEN !