mardi 1 avril 2025

JOSEPH, modèle pour les prêtres, les consacrés et leurs parents, face à la vocation de leurs enfants. - Présentetion le 1avril 2025 à St Joseph le Bienveillant.

 

JOSEPH, modèle pour les prêtres, les consacrés et leurs parents,

face à la vocation de leurs enfants.

 

Présentation de Joseph dans les Évangiles

Joseph est d’abord mentionné dans les deux généalogies de Jésus données,   l’une par Mathieu (Mt 1,16) :

« Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ »                                                              l’autre par Luc l’autre par Luc (Lc 3,23) :

« Jésus à ses débuts avait environ 30 ans. Il était fils, croyait-on de Joseph, fils de Héli… ».

Il est ensuite présenté par Matthieu, tout de suite après la généalogie de Jésus, comme le fiancé de Marie (Mt 1,18-20) « Voici quelle fut l’origine de Jésus-Christ. Marie, sa mère, était accordée en mariage à Joseph ; or avant qu’ils aient habité ensemble, elle se trouva enceinte par le fait de l’Esprit Saint ».

Lorsqu’il apprend la nouvelle, Joseph résolut de la répudier secrètement, mais un ange lui apparaît en songe et lui dit de prendre Marie comme épouse et de donner à son fils le nom de Jésus. Ce qu’il fit.

Obéissant à un décret de César « pour recenser le monde entier », Joseph se rend avec Marie à Bethléem, car il était de la famille de la descendance de David. C’est là que naîtra Jésus. 40 jours après,  ils se rendent au Temple de Jérusalem pour présenter Jésus au Seigneur (Lc 2,22). Puis Joseph, avertit une nouvelle fois par un ange, (Mt 2,13) se retire avec Marie et Jésus en Égypte pour, averti par un nouveau songe (Mt 2,19.23), retourner définitivement à Nazareth exercer son métier de charpentier.

Lorsque Jésus aura 12 ans, ses parents montent à Jérusalem pour la fête de la Pâque. (Lc 2,41). Ils retrouvent leur enfant dans le Temple, « assis au milieu des maîtres, à les écouter et les interroger » (Lc 2,46).

 

Les Évangélistes n’ont retenu aucune parole de Joseph. Parfois même, à propos de Jésus, il n’est désigné que par son métier : (Mc 6,3-Mt 13,55) « N’est-ce pas le fils du charpentier ». (Lc 4,22) « N’est-ce pas là le fils de Joseph ». Par contre Jean le cite bien, en référence à Jésus : (Jn 1,45) « Jésus le fils de Joseph, celui de Nazareth » (cf. aussi Jn 6,42). [Cette absence de généalogie, mentionnant Joseph, dans l’Évangile de  Marc pourrait s’expliquer par le fait qu’un charpentier, vivant à Nazareth en dehors de sa tribu, n’a pas le droit héréditaire à la terre, et que les généalogies servaient surtout à observer ces droits dans les familles et les clans. Dictionnaire Biblique Universel, p. 390]

 

Le culte de Joseph dans l’Église

 

La dévotion à St Joseph est très ancienne dans l’Église, les évangiles apocryphes (protévangile de Jacques vers 150 et surtout l’histoire de Joseph le charpentier entre 300 et 600) viennent combler la discrétion des Évangiles sur sa personne.  Bien que diffusés d’abord en Orient, puis par l’Irlande en Occident, l’Église ne leur reconnût aucune authenticité.

Le culte de Joseph n’apparaît qu’au XV° siècle grâce à Jean Gerson (1363-1429 et surtout saint Bernardin de Sienne (1380-1444) et leurs efforts aboutirent à la création de la fête de St Joseph le 19 mars 1479 : elle est obligatoire et chômée

De multiples saints et de multiples papes furent d’ardents propagateurs de sa dévotion dont Ste Thérèse d’Avila, St François de Sales. Pie IX le déclare patron de l’Église universelle (1870); Léon XIII le place parmi les saints, juste après la Vierge Marie ; Benoît XV le désigne comme patron des ouvriers (1920) ; Pie XII le fait célébrer le 1er mai, fête des travailleurs et Jean XIII introduit son nom dans le Canon romain de la messe. [THEO p. 920 c]

 

 

Qui est St Joseph ?

 

Son nom biblique signifie en hébreu : « Que [Dieu] ajoute » sous-entendu, d’autres enfants à celui qui vient de naître.

Dans l’Évangile de Matthieu, Joseph "était juste " Mt 1,19.

En grec, Dikaios dikaioV; en hébreu, Tsadik qYIRaC ;

Est "juste" celui qui veut ce que Dieu veut qu’il soit, c’est-à-dire être dans  l’Alliance grâce à une vie conforme à la volonté divine exprimée dans cette Alliance.

Joseph le montre bien lorsqu’il apprend que sa fiancée est enceinte. Fidèle à la loi juive, il doit répudier sa future femme (Dt 24,1). Mais connaissant la pureté et la droiture de Marie lui annonçant sa conception par le fait de l’Esprit Saint, il en refuse la disgrâce et décide de la répudier secrètement. Peut-être aussi, devant le mystère de cette conception, il ne veut pas se faire passer pour le père de cet enfant divin et qu’il n’a plus de droit sur sa mère. C’est alors que l’ange lui fait comprendre en songe confirme ce que lui avait révélé Marie et lui donne mission, non seulement de l’accueillir comme fils, mais de lui donner son nom, Jésus.

En cela, Joseph se montre pleinement juste, "totalement ajusté à la volonté de Dieu" qui va s’exprimer dans une obéissance totale à ce que Dieu va lui demander. Il rejoint les justes de la Bible ; Abel le juste, frère de Caïn, dont l’offrande est agrée par Dieu ( Gn 4,4 cité par Mt 23,35) ; Zacharie et Elisabeth, parent de Jean le Baptiste, « qui étaient justes devant Dieu et suivaient d’une manière irréprochable tous les commandements et ordonnances du Seigneur » ; Ceux qui lors du jugement dernier se découvrent "justes" car ils ont répondus aux besoins de leurs frères dans leurs détresses (Mt 25, 37-46) et bien sûr, Jésus Lui-même, qui lors de son procès est déclaré "juste" de façon tout à fait inattendue par la femme de Pilate. (Mt 27,19).

 

« Joseph est honoré par l’Église pour la manière dont il ‘a cessé de se conformer avec foi à la parole de Dieu et pour la coopération, que ce faisant, il a apporté à la réalisation du plan de Dieu pour le salut des hommes. » (THEO p.91)

 

Enfin, voici comment Saint Bernardin de Sienne, franciscain du XV° siècle, [propagateur de  la dévotion au saint nom de Jésus symbolisé par les trois lettre I.H.S., initiales de l’expression latine de « Jesus Hominum Salvator » (Jésus Sauveur des hommes)]  présentait ainsi St Joseph dans une homélie :

« Comment un esprit clairvoyant peut-il penser que l’Esprit-Saint ait uni d’une union si étroite à l’âme d’une vierge si grande quelque autre âme, sans que celle-ci lui fût très semblable par la pratique de ses vertus ? Je crois que St Joseph fut le plus pur des hommes en virginité, le plus profond en humilité, le plus ardent en amour de Dieu et en charité, le plus élevé en contemplation » (THEO p. 91)

 

 

Joseph, modèle pour les prêtres, les consacrés et pour leurs parents, face au mystère de leur vocation ?

 La vocation de vos enfants ont certainement pu vous interroger face à l’aventure humaine et spirituelle dans les engagements qu’ils auront à prendre pour bien les mettre en pratique, y être fidèles et heureux.

Ne pas oublier d’abord qu’en général, ces engagements ont été précédés par une vie droite, vécue dans la foi ou un évènement de profonde conversion, suivi par  la perception plus ou moins éclairée à être davantage uni à Dieu et à le servir, qui se précise comme un appel de Dieu. Il faudra parfois du temps pour qu’il soit confirmé par un accompagnateur ou son entourage et reçu par les responsables d’une Église diocésaine et de son pasteur l’évêque ou le supérieur religieux.

Forts de ces encouragements, avant les engagements définitifs, grandissant dans la foi en la Trinité Sainte, Père, Fils et Esprit-Saint, ils s’appuieront davantage sur Elle et tout ce qu’Elle nous a fait connaître par les Paroles exprimées dans les Saintes Écritures mais aussi, par les témoignages de ceux qui en vivent. En cela, ils peuvent s’en référer à la personne de St Joseph.

 

En quoi vos enfants vous feraient-ils penser à St Joseph ?

En quoi leur ressembleraient-ils ?

En quoi sont-ils différents ? Que leur manqueraient-ils ?

 

Quelques critères :

ü  Sa foi totale

ü  Sa "justice", ajustement à la volonté de Dieu.

ü  Son ouverture aux projets de Dieu à travers les dispositions pastorales de son Église : Concile, Synode, année jubilaire, encycliques…

ü  Son obéissance [de l’étymologie : ob-audire, écouter et comprendre]

ü  Sa force et son courage face à la réalité et aux évènements.

ü  Sa grande humilité [il n’intervient pas comme Marie dans la vie publique]

ü  Sa sensibilité et son affection que l’on devine vis-à-vis de Marie et de Jésus [Il refuse sa disgrâce ; il s’inquiète avec elle sur la fugue de son fil]

Et enfin, comment en ce lieu, ne pas imiter sa bienveillance, vertu qui nous est si utile et importante pour accueillir avec écoute et respect tous ceux qui, au nom de notre vocation presbytérale ou religieuse, s’adresseront à eux en toute confiance !

 

 

mercredi 26 mars 2025

HOMÉLIE 4ème Dimanche Carême C - "Le Père prodigue" Luc 15, 1-32. - 30 Mars 2025

 

HOMÉLIE  4ème  Dimanche Carême C -  Luc 15, 1-32.

30 Mars 2025

 

"Le Père prodigue"

 

Quel est ce père qui accepte de donner son héritage à un fils qui veut le quitter et qui sans doute ne reviendra jamais ? D’habitude, un héritage, çà se reçoit quand le père est mort ! Mais ici, il est bien vivant !

Quel est ce père qui longtemps guette le retour de ce fils égoïste et ingrat pour se jeter à son cou, au lieu de lui poser mille questions sur les raisons de son retour ?       

Quel est ce père qui revêt ce fils d’un habit de fête, lui donne l’anneau à la main (qui équivaut à l’époque à la signature de son compte en banque) ; puis qui fait tuer le veau gras pour festoyer avec toute la maisonnée au lieu de le mettre à l’épreuve et de lui faire expier sa faute ?

Mais ce père a deux fils, le cadet, que l’on a surnommé "l’enfant prodigue" et l’aîné, resté à la maison. L’un comme l’autre n’ont guère de véritable amour pour ce père : le cadet égoïste et jouisseur ; l’aîné, servile, n’ayant avec son père qu’une relation de « donnant- donnant ».

Que va-t-il faire ?

Au cadet, il laisse faire son expérience mais l’attend. Lorsqu’il revient, il est saisi aux entrailles et le rétablit comme fils dans ses droits : ce pardon ouvre la porte de la vie, fait entrer dans le mystère de l’amour total et inconditionnel, qui ne se laisse pas décourager par les rejets ou l’indifférence. Le cadet devient libre, parce qu’il fait l’expérience de la gratuité de l’amour, le passage de la mort à la vie : « Mon fils que voila était mort et il est revenu à la vie ! »

Au fils ainé, le père manifeste tout autant sa tendresse : il sort à sa rencontre, il veut le délivrer de son attitude servile et utilitaire qui lui vaut de revendiquer des droits, mais aussi, d’être effroyablement jaloux, coléreux et enfermé sur lui-même : « Toi mon enfant, tu es toujours avec moi ! Et tout ce qui est à moi est à toi ! »

Ce père incroyable, c’est Dieu Lui-même. C’est Jésus, son Fils qui nous en parle parce que seul Lui Le connaît bien.

Il nous Le présente ainsi parce que dans notre cœur ou dans notre tête, nous avons bien souvent des images de Dieu à la ressemblance de ce que nous voyons chez les hommes. Dieu nous “juge” ; Dieu nous “punit”. (Nous avions rencontré cette représentation de Dieu dans l’Évangile de dimanche dernier à propos des réactions des gens dans le massacre des Galiléens par Pilate ou des victimes de la chute de la tour de Siloë, à Jérusalem). Ce sont des images fausses du Dieu de Jésus. Ce n’est pas compliqué : Dieu est comme Jésus. D’ailleurs, un jour, un des ses disciples, Philippe, lui demande : « Montre-nous le Père et cela nous serons suffit ! – Jésus lui dit : “Il y a si longtemps que Je suis avec vous  et tu ne me connais pas, Philippe ? Celui qui m’a vu a vu le Père… » Jn 14, 8-9.

Ce Dieu, n’est-Il pas le « Père Prodigue », qui rend à chacun dignité et liberté : par sa parole, par son regard, son émotion. Il nous l’a fait savoir par son Fils « qui est sorti » pour nous faire entrer dans sa maison, réconciliés avec Lui, avec nos frères et avec nous-mêmes.

Qui ne se retrouvera pas, peu ou prou, dans ces portraits de fils. L’un apparemment vertueux, fidèle mais à l’étroit, aliéné. L’autre, tout autant aliéné, égoïste, jouisseur, se perdant dans ses désirs jamais satisfaits.

Oui, en cette période de scrutin qui achemine les catéchumènes vers le Baptême, nous pouvons en toute confiance professer notre foi en ce Dieu tout-puissant, mais de la seule  toute-puissance de l’Amour et nous entendre dire chacun : « Toi mon enfant… ! ». Répondons à cet appel pressant et affectueux ; retrouvons la joie de Lui ouvrir nos cœurs pour entrer dans son amour gratuit et sans mesure pour « être toujours avec eux, Père, Fils et Esprit Saint ».

AMEN !

mardi 18 mars 2025

HOMÉLIE 3ème Dimanche Carême C - "Des faits divers qui appellent à la conversion : Mais quelle conversion ?" Luc 13, 1-9 – 23 Mars 2025

 

HOMÉLIE  3ème  Dimanche Carême C Luc 13, 1-9

23 Mars 2025

 

Des faits divers qui appellent à la conversion :

Mais quelle conversion ?

 

A l’occasion de l’événement tragique des Galiléens massacrés par les soldats de Pilate, tandis qu’ils offraient un sacrifice, Jésus pose à ses auditeurs la question : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient plus pécheurs que tous les autres… ? » Et il fait aussitôt allusion à un autre événement tragique, celui de la tour de Siloë qui s’est écroulée entraînant la mort de dix-huit habitants de Jérusalem. St Luc est le seul évangéliste à relater cet épisode de la vie de Jésus. Sans doute, parce que, originaire d’un monde païen où les dieux étaient pourvoyeurs de bienfaits, tout malheur était considéré comme une malédiction de leur part. Les juifs, comme les Apôtres n’étaient pas étrangers à cette manière de penser, qui attribuait toute maladie ou malheur à un péché commis par celui qui en était atteint ou même son entourage. Cela nous est relaté par St Jean, dans le récit de la guérison de l’aveugle-né, où surgit la question des Apôtres : « Rabbi, qui a péché pour qu’il soit né aveugle, lui ou ses parents ? ».(Jn 9,2)

Quelle représentation ont-ils de Dieu ? Un juge qui rétribue de façon implacable ? Ces malheurs ne sont-ils pas le fait de châtiments divins qui tombent sur des pécheurs ? Et le fait d’en être épargnés eux-mêmes ne les rassure-il pas sur leur propre “justice” ?

Ces tragédies rejoignent l’innombrable série des faits divers pour lesquels beaucoup cherchent des explications. Et lorsqu’ils n’en trouvent pas, ils sont tentés de mettre Dieu en cause : soit qu’Il punit, soit qu’Il ne nous aime pas ou qu’Il n’existe pas ! Certains ne l’ont-ils pas fait chaque fois que surviennent des cataclysmes ?

La pensée de Jésus est totalement autre. Il n’y a pas de lien direct de la part de Dieu entre le malheur et le péché : non ! Les Galiléens massacrés n’étaient pas plus pécheurs que les autres Galiléens ! Non ! Les habitants morts à Jérusalem sous la tour de Siloë n’étaient pas plus coupables que les autres habitants de Jérusalem ! Par contre, ces événements sont pour  Jésus une invitation pressante à se convertir : mais que faut-il convertir ?

La parabole du figuier qui ne donne pas de fruit va nous éclairer. Raisonnablement, un arbre qui ne donne pas de fruit au bout de trois ans épuise le sol et n’est bon qu’à être coupé. Quelqu’un de pécheur et qui ne se repent pas, doit être éliminé d’une façon ou d’une autre, semblent sous-entendre les rapporteurs du fait divers du massacre des Galiléens par Pilate.

« Si vous ne vous convertissez pas… », La conversion doit se faire, mais Dieu n’est pas comme ce propriétaire impatient, qui exige des fruits ; pour Lui, il en est tout autrement : « Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il vive… » (Ezéchiel 18, 23). Lui sait attendre patiemment que le pécheur change, et Il lui apporte ce qu’il lui faut, espérant qu’il pourra se transformer et porter du fruit. Dans la 2ème Lettre de St Pierre : « Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse, alors que certains prétendent qu’Il a du retard ? Mais Il fait preuve de patience envers vous, ne voulant pas que quelques-uns périssent mais que tous parviennent à la conversion » (2 P 3,9)

Alors, quelle est notre représentation de Dieu ? Comment accéder pleinement à sa miséricorde, c’est-à-dire Son amour pour chacun de nous, même loin et si différent de Lui ?  Tel que le Psaume 102 de ce Dimanche nous le présente « Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère et plein d’amour » et tel que Jésus nous le manifeste envers St paul, le persécuteur des premiers chrétiens ; Zachée, le publicain haï par le peuple, comme Matthieu ; et jusque sur la Croix, pardonnant à ses ennemis et accueillant le bon larron ?

Sinon, vous mourrez spirituellement comme cette part d’humanité qui ne fait pas confiance à Dieu et le rejette en déformant ce qu’Il est et ses desseins bienveillants pour elle. Voilà ce qu’il nous faut convertir : une fausse image de Dieu, fabriquée par nos manières toutes humaines de voir les choses et les êtres.

Il est vrai que les malheurs peuvent ébranler notre foi en Lui : en fait, ils détruisent l’image païenne, que nous avons toujours au fond de nous-mêmes, d’un dieu pourvoyeur inlassable de bienfaits, et non  du Dieu qui se présente à Moïse et qui voit,  entend et connaît les souffrances de son peuple (Exode 3,7) et qui l’accompagne : Il est résolument avec nous contre tout mal, Lui qui n’est qu’Amour. Jésus ne donne pas de réponse au mystère du mal : il demande simplement que nous reconnaissions que les événements tragiques nous échappent bien souvent et que nous n’en sommes pas les maîtres ; il nous invite à les traverser sans jamais en attribuer la cause à Dieu et sans perdre confiance en son Amour infini.     

AMEN !